Religion et réconciliation — Les conférences du MCDP

Communiqué de presse

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées au Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) à Winnipeg, au Manitoba, le 26 mars 2018 pour entendre John Borrows, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le droit autochtone à la Faculté de droit de l’Université de Victoria, discuter des liens entre la religion et la réconciliation. Cette activité faisait partie de la série de conférences du président et était organisée par le Musée canadien des droits pour la personne et soutenue par le Conseil multiconfessionnel du Manitoba, dont est membre le conseil local des affaires publiques de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.

John Borrows est Anishinaabe et membre de la Première Nation des Chippewas de Nawash, sur les rives de la baie Georgienne, en Ontario. Son allocution portait sur la liberté de religion, les points de vue autochtones, la réconciliation et son cheminement spirituel personnel en tant que membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. « J’ai toujours aimé ce que [l’ancien président de l’Église] Gordon B. Hinckley (1910-2008) a dit, soit de "conserver tout ce que vous avez de bon et de nous permettre de vous en apporter davantage". Il y a beaucoup de bonnes choses dans la culture anishinaabe et les autres cultures autochtones – et nous pouvons les compléter », explique-t-il.

Borrows était accompagné, sur scène, de John Young, président et directeur général du MCDP et aussi membre de l’Église, et de Niigaan Sinclair, professeur en études autochtones à l’Université du Manitoba.  Sinclair était modérateur pour la session de questions pendant l’allocution de Borrows. De nombreuses positions présentées par Borrows figurent dans son livre intitulé Freedom and Indigenous Constitutionalism publié en 2016.

À propos de la réconciliation, un sujet largement discuté partout au pays, Borrows a indiqué que la religion enseigne le pardon aux gens : « Les gens religieux se doivent de travailler ensemble pour faire face aux défis qui les entourent – et les défis sont nombreux parce que la religion n’a pas toujours été tendre envers les peuples autochtones. Nous pouvons faire mieux. » Au sujet de la liberté de religion, il a déclaré : « La liberté de religion consiste à encourager la capacité d’agir, la liberté et le choix qu’ont les gens qui se joignent à un groupe pour adorer. »

Young s’est dit heureux d’accueillir Borrows, un avocat respecté et reconnu internationalement pour ses nombreuses contributions au droit. « Un des éléments importants soulevés par John Borrows est que notre identité propre est rarement simple : plusieurs ont une identité complexe tirée d’un bagage d’expériences personnelles et d’expériences qu’ils ont acquises indirectement grâce à la vie de leurs ancêtres. Mieux comprendre cette richesse est fondamental pour cultiver le respect et la tolérance qu’exige la réconciliation », a expliqué Young.

Des dirigeants du Conseil multiconfessionnel du Manitoba ont aussi participé à la soirée. Belle Jarniewski, présidente du Conseil, a dit : « Les communautés religieuses s’efforcent de trouver des moyens de répondre à l’appel à l’action lancé par la Commission de vérité et de réconciliation du Canada. Travailler en collaboration peut leur permettre de s’engager davantage à promouvoir la réconciliation entre différentes confessions et les peuples autochtones. Ce qu’a dit John Borrows, c’est que, plutôt que de changer tout le système, nous devrions aborder les mécanismes de justice autochtones de façon à unir les deux systèmes de justice en améliorant leur fonctionnement au bénéfice de la population canadienne. »

Jarniewski a ajouté : « Que pouvons-nous faire? Quels moyens concrets pouvons-nous prendre? […] Je pense que plusieurs d’entre nous ont participé à des activités diverses et se demandent toujours quelles sont les meilleures façons de répondre à ces appels à l’action. C’est un processus; ce n’est pas une activité ayant un début et une fin. C’est un projet auquel nous devons travailler tous les jours, et cela fait partie de nous, de notre réalité en tant que Canadiens. »

Au cours de la soirée, Borrows et Young ont tous les deux mis l’accent sur la nécessité d’avoir un dialogue inclusif quand il est question de la liberté d’expression culturelle, de la liberté de religion et du rôle des lois et des traditions dans une société.

Russel M. Nelson, président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a déclaré : « Qu’ils soient juifs, musulmans ou chrétiens, qu’ils soient hindous, bouddhistes ou autres, nous pouvons vivre avec eux avec une admiration et un respect mutuels, sans renoncer à nos convictions religieuses. Nous avons plus de choses en commun que de différences. La paix est ce qu’il faut rechercher en priorité » (« Heureux ceux qui procurent la paix », conférence générale d’octobre 2002).

Remarque concernant le nom de l’Église:Quand vous parlez de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, veuillez utiliser le nom complet de l’Église la première fois que vous la mentionnez. Pour avoir plus de renseignements sur l’utilisation du nom de l’Église, consultez notre Guide de rédaction.