Communiqué de presse

Le premier Sommet sur l’histoire des Noirs au Canada entre dans l’histoire

Des expositions, de la musique et des conférenciers offrent un programme instructif et inspirant à une salle comble

Près de 500 participants se sont rassemblés dans les bâtiments de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pour l’inauguration du Sommet sur l’histoire des Noirs au Canada le 16 avril 2016, à Etobicoke, en Ontario. Cette conférence gratuite, fruit de l’effort de coopération entre FamilySearch (la branche généalogique de l’Église) et la Ontario Black History Society (Société historique des Noirs de l’Ontario), a permis de mettre en relation les participants et les experts de l’histoire et de la généalogie des Noirs, particulièrement le Freedmen’s Bureau Project.

Le Freedmen’s Bureau Project est un projet d’histoire familiale passionnant qui aide à la fois les Noirs canadiens et les Noirs américains à retrouver leurs ancêtres de la période de la Guerre civile, en mettant de l’avant les registres des anciens esclaves américains.

Thom Reed, directeur principal du marketing de FamilySearch et spécialiste du Freedmen’s Bureau Project, a exhorté les participants à faire avancer l’indexation de plus de quatre millions de registres qui seront rendus publics cet automne. « Nous faisons tomber les barrières, parce que ne pas avoir d’ancêtres, c’est comme ne pas exister. Les registres que nous allons publier cet automne permettront aux gens de se retrouver pour la première fois. »

Les conférenciers du Sommet incluaient des experts renommés de l’histoire des Noirs tels que Darius Gray (auteur, historien, journaliste et codirecteur du Freedman’s Bank Project), Bryan Prince (auteur, historien et consultant), Shannon Prince (conservatrice du Buxton National Historic Site and Museum), Thom Reed (directeur principal du marketing de FamilySearch), Rosemary Sadlier (auteure et historienne), et le Dr Bryan Walls (auteur et fondateur du John Freeman Walls Historic Site and Underground Railroad Museum).

Nikki Clark, présidente de l’Ontario Black History Society (Société historique des Noirs de l’Ontario), a accueilli les invités du Sommet, notamment des membres du Parlement, des représentants du gouvernement, des dirigeants de sites historiques sur les Noirs, des Églises à communautés noires, des organisations de Noirs provenant de partout en Ontario, de même que des dirigeants mormons de l’Ontario.

La conférencière Rosemary Sadlier dépeint le déroulement du Sommet par « sankofa », un mot provenant de la langue ghanéenne twi qui se traduit par « revenir en arrière et obtenir ». Elle explique que cet événement a donné une excellente occasion aux participants de « retourner en arrière et de se réapproprier [leur] passé afin d’aller de l’avant […] afin que nous comprenions notre raison d’être et qui nous sommes aujourd’hui. »

Des salutations de la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne – lues par Yvan Baker, membre de l’Assemblée législative de l’Ontario pour le centre d’Etobicoke – soutenaient l’opinion de Sadlier. La lettre de la première ministre Wynne citait Marcus Garvey, le héros national jamaïcain, qui a déjà dit : « Une personne sans connaissance de son histoire est comme un arbre sans racines. » La lettre de la première ministre Wynne disait aussi : « Ce (Sommet sur l’histoire des Noirs au Canada) est une occasion unique pour les Noirs ontariens de découvrir leurs racines et d’en apprendre plus au sujet de leurs ancêtres. »

En cherchant leur histoire familiale avant 1870, la plupart des participants ont compris pour la première fois l’importance de rassembler des informations sur leur généalogie et les luttes que les descendants des anciens esclaves américains ont menées. Toutefois, cette journée a été plus qu’une simple leçon d’histoire. L’information présentée au Sommet a été bouleversante pour plusieurs personnes.

« Cela me parle », a déclaré Gerard Richardson de Toronto, en Ontario. Un immigrant de première génération venu au Canada de la République de Trinité-et-Tobago, Richardson couvrait le Sommet pour Caribbean Camera, un journal de Toronto. « Je sais que j’aurais pu décider de faire bien d’autres choses aujourd’hui, mais je suis si heureux d’être plutôt venu ici. »

Andrea Johnson, de Brampton en Ontario, a assisté au Sommet en raison de son intérêt pour l’histoire des Noirs. « Je suis venue avec l’espoir d’apprendre des choses sur l’histoire, mais je crois que ce Sommet a marqué l’histoire en nous présentant aujourd’hui l’œuvre du Freedmen’s Bureau Project », a partagé une Johnson enthousiaste, qui songe maintenant à faire du bénévolat afin d’aider à terminer le projet qui, au dernier décompte, était complété à 72 pour cent.

On peut trouver plus d’informations sur le Freedmen’s Bureau Project en allant au www.discoverfreedmen.org.

Par Fulvio Martinez et Michèle Hynynen

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