Faire place à toutes les traditions religieuses dans la sphère publique

Faire place à toutes les traditions religieuses dans la sphère publique

Communiqué de presse

Mary Deros, conseillère municipale de Parc-Extension à Montréal, au Québec, a récemment accueilli les participants à la septième Journée Éco-Action interreligieuse annuelle. « Ce rassemblement de différentes communautés et de différentes religions qui travaillent ensemble au mieux-être des autres citoyens est tellement réconfortant », explique-t-elle.

Les événements Éco-Action sont une occasion pour les gens de différentes confessions ou sans confession de se rassembler pour faire une différence dans la communauté et exprimer la croyance commune que nous sommes tous responsables de prendre soin de la Terre.

 

Catherine Jarvis, membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est une des organisatrices de l’événement. « Il est important de créer un espace pour toutes les traditions religieuses dans la sphère publique », a-t-elle expliqué. « Que les gens de différentes traditions religieuses travaillent ensemble dans la communauté, et non pas chacun pour soi est primordial », a-t-elle ajouté.

Au cours des années, le comité organisateur de la Journée Éco-Action interconfessionnelle a été représenté par différents groupes, notamment le Dialogue judéo-chrétien de Montréal, le Centre multiconfessionnel et de spiritualité de l’Université Concordia, le Centre Al-Madinah, Initiatives de paix Canada (une organisation musulmane), le Réseau des Églises vertes, le Centre canadien d'œcuménisme et Teva Québec (un groupe environnemental juif).

À la Journée Éco-Action interconfessionnelle de cette année, l’animatrice Laura Gallo a invité un imam, un prêtre, un rabbin et un mormon à participer à une certaine démystification. Elle les a invités à tour de rôle à répondre aux questions suivantes : « Qu’est-ce qui est mal compris à propos de votre religion, selon vous? Y a-t-il une idée fausse qui circule au sujet de votre religion que vous voudriez dissiper maintenant? »

Le révérend Nicolas Pang, un prêtre du Diocèse anglican de Montréal, a parlé du port de son col romain et de ce qu’il représente pour plusieurs chrétiens traditionnels. Il souhaitait dissiper le mythe voulant que ces traditions soient des traditions antiféministes et d’exclusion. « La tradition est ce qui me permet de me connecter avec les gens d’ici et d’ailleurs. La tradition est belle et elle ouvre de nouvelles portes plutôt que de les fermer », a-t-il dit.

L’imam Musabbir Alam, du Centre communautaire Imani, a parlé du mythe énonçant que les musulmans sont, d’une certaine manière, différents du reste de la communauté. Il a raconté qu’un voisin qu’il avait invité à un barbecue lui a demandé : « Les musulmans ont des barbecues? »

L’imam Alam a poursuivi en rappelant à la foule qu’il y a plus de similarités que de différences entre nous. « Les musulmans partagent des croyances communes avec les chrétiens et les juifs. Nous croyons en Moïse et en Jésus. Nous partageons ce terrain d’entente avec nos frères et sœurs de toutes les religions », a-t-il déclaré.

Le rabbin Lisa Grushcow a déboulonné le mythe qu’il n’y a qu’une seule manière d’être juif. « Comme dans toutes les traditions religieuses, ainsi en est-il du judaïsme, il y a des juifs d’orientations religieuses, d’orientations sexuelles, de couleurs, de statuts socio-économiques et d’origines nationales différents. [Nous devons] reconnaître qu’il y a une immense diversité. »

Catherine Jarvis, pour sa part, a voulu éradiquer l’idée fausse que les mormons ne sont pas chrétiens. « "Mormon" est le nom courant donné aux membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Jésus-Christ est au centre de la dévotion, de la croyance et de la pratique mormone », a-t-elle expliqué.

C’est le rabbin Grushcow qui a le mieux résumé la démystification quand elle a déclaré : « Il y a assez de place pour nous tous. »

Remarque concernant le nom de l’Église:Quand vous parlez de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, veuillez utiliser le nom complet de l’Église la première fois que vous la mentionnez. Pour avoir plus de renseignements sur l’utilisation du nom de l’Église, consultez notre Guide de rédaction.